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La Mauritanie est un pays sahéro-sahélien dont les superficies cultivables représentent moins de 1% de la superficie totale.


A l’indépendance, la population mauritanienne était composée en majorité de ruraux. Elle a connu, par la suite, une série d’exodes vers les centres urbains sous l’effet des sécheresses successives qui ont dégradé le milieu naturel dans lequel la population vivait en harmonie avec les écosystèmes. Cette tendance a complètement bouleversé les équilibres où la majorité de la population est désormais sédentaire (+ 60 % dans les villes).


Cette mutation a affecté, en profondeur, le mode de vie socioéconomique des populations sur lequel reposent les systèmes de production déjà touchés par des phénomènes cycliques aux effets dévastateurs comme les déficits élevés de pluviométrie et les invasions des acridiens.


La majeure partie de procédés de production agropastorale sont archaïques et aboutissent à de faibles rendements. L’accessibilité aux moyens de production sophistiqués et aux technologies reste compromise par la pauvreté et l’analphabétisme qui caractérisent la plupart des producteurs.


Le phénomène d’insécurité alimentaire est né de ces différents déséquilibres et il a comme corollaire la pauvreté montante qui l’a installé davantage dans une sorte de cercle vicieux, en particulier en milieu rural ou le taux de pauvreté a atteint 59% en 2005.


La production céréalière nationale au cours de la dernière décennie, se situe dans la fourchette de, 77.162 tonnes pour les années de basse production en 2002-2003 (soit 16% des besoins), à 151.406 tonnes de la campagne de 2008/2009 pour les années de relative bonne production (soit 30% de couverture).


Les investissements dans le secteur en dépit de leur volume et de leur caractère prioritaire, ne permettent pas de faire franchir à cette production des paliers de nature à résorber le déficit et à assurer l’autosuffisance alimentaire. Au total, sur la dernière décennie, la Mauritanie n’a pu produire qu’environ 30 % de ses besoins céréaliers.


La demande de produits alimentaires reste donc largement non satisfaite par la production locale et le pays doit importer annuellement au moins 70% de ses besoins alimentaires et notamment plus de 300 000 tonnes de céréales.


C’est pourquoi, le pays est considéré par les spécialistes de la sécurité alimentaire comme étant structurellement déficitaire sur le plan céréalier.
Aux problèmes inhérents à la faible couverture des besoins alimentaires par la production locale et l’insuffisance et l’instabilité des revenus, il faut ajouter les difficultés d’approvisionnement dans un vaste pays caractérisé par l’éparpillement, la sédentarisation anarchique et l’enclavement des zones habitées. 


La précarité des conditions de vie en milieu rural et la vulnérabilité croissante des populations vivant dans les zones périurbaines font que plus d’un demi million de personnes sont considérées comme vivant en permanence dans une situation d’insécurité alimentaire. Ce chiffre peut facilement avoisiner les 2 millions de personnes, plus de la moitié de la population, durant les années de déficit élevé de production ou de catastrophes naturelles. C’est dire combien la sécurité alimentaire en Mauritanie constitue un enjeu considérable et nécessairement prioritaire.


Face à ces nombreux défis, les pouvoirs publics ont pris deux décisions majeures : d’une part accorder une priorité au Développement rural, source d’augmentation d’offre alimentaire et de création de revenus et d’autre part, mettre en place un Commissariat à la sécurité alimentaire chargé de la prévention et de la gestion des crises alimentaires.


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